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POUR QUI SOMMES-NOUS DIGNES DE PRIER ?

« Me voici présent devant Toi; je franchis ce pas, moi qui suis pourtant si dépourvu de mérites. C’est pourquoi je tremble d’une sainte frayeur devant L’Éternel qui trône au milieu des louanges d’Israël. Si je m’avance vers Toi, ô mon Dieu, c’est pour implorer Ta clémence en faveur de Ton peuple, Israël, qui m’a confié cette tâche, et ce, malgré le fait que je n’en sois ni assez méritant, ni assez digne. »

הנני העני ממעש נרעש ונפחד מפחד יושב תהלות ישראל
באתי לעמד ולהתחנן לפניך על עמך ישראל אשר שלחוני
ואף על פי שאיני כדאי והגון לכך

Début de la prière Hineni, “Me voici”, prière dite du Shaliah Tsibour (l’officiant)
Traduction par le rabbin Rivon Krygier

Nous ne sommes jamais suffisamment dignes de représenter notre communauté et de prier pour les autres.
Ce n’est en rien de la fausse modestie que d’exprimer les choses ainsi, mais bien la description de ce qui traverse l’esprit d’un officiant, d’un shaliah tsibour pendant l’office de Kippour, à l’heure où, comme l’ensemble des fidèles, il se présente devant l’Éternel pour faire son introspection, revoir les actions qui ont guidé l’année écoulée et demander pardon pour ses erreurs et ses faiblesses. Car nul homme n’est parfait, mais toujours en quête perpétuelle du meilleur, la perfection étant la recherche continuelle de la perfectibilité.

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