Shoah

Delphine Horvilleur lit Marie Vaislic

Marie Vaislic, née Rafalowicz, 14 ans lors de sa déportation
Déportée de Toulouse à Ravensbrück par le convoi no 81 le 30 juillet 1944

 

Marie naît le 11 juin 1930 à Toulouse.
Après avoir passé la guerre à se cacher avec ses parents, et alors que le Débarquement a déjà eu lieu, Marie, âgée de 14 ans est arrêtée sur dénonciation le 24 juillet 1944 à Toulouse.
Le 30 juillet 1944, elle est déportée dans le convoi 81 qui la conduit, le 9 août, à Ravensbrück. Elle y reste jusqu’en janvier 1945 où elle est évacuée à pieds puis en wagons découverts jusqu’au camp de Bergen-Belsen. Le camp est « ouvert » par les Britanniques le 15 avril 1945. Elle arrive à l’hôtel Lutetia à Paris à la fin du mois de mai puis regagne Toulouse. 

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Lucien Jean-Baptiste Lit Nicolas Roth

Nicolas Roth, 16 ans lors de sa déportation
Déportée du ghetto de Debrecen à Auschwitz-Birkenau le 28 juin 1944

 

Nicolas naît le 7 avril 1928 en Hongrie.
À l’arrivée à Auschwitz-Birkenau le 30 juin 1944, Nicolas est le seul de sa famille à être sélectionné pour le travail. Ses parents et sa sœur Magda sont gazés et brûlés. Il porte le matricule A17140.

Le 18 janvier 1945 commence une Marche de la Mort qui doit le conduire jusqu’aux camps de Gross-Rosen puis Dachau. Après l’ouverture du camp le 29 avril, Nicolas rejoint son frère et sa sœur en France en passant par l’Italie et s’installe à Paris. Il est naturalisé français en 1954 

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Rachel Khan lit Élisabeth Kasza

Élisabeth Kazsa, 20 ans lors de sa déportation
Déportée du ghetto de Kaposvár à Auschwitz-Birkenau en mai 1944

 

Julianna Erzébet Kasza naît le 9 mais 1924 en Hongrie dans une famille protestante luthérienne d’origine juive.
À la mi-mai 1944, elle est déportée avec sa famille du ghetto de Kaposvár vers Auschwitz-Birkenau où son père meurt en juin. En août, elle est séparée de sa mère qui est sélectionnée pour être gazée. En septembre, elle est transféré à Bergen-Belsen puis à Duderstadt pour travailler dans une usine d’armement. En avril 1945, elle est transférée dans le camp de Theresienstadt, camp tchèque ouvert par les Soviétiques le 8 mai. En 1949, elle arrive en France après être passée par la Hongrie et l’Autriche, elle y rencontre son mari. Après une carrière de comédienne, elle meurt à Paris le 4 janvier 2004.

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Dominique Blanc lit Denise Toros-Marter

Denise Toros-Marter, 16 ans lors de sa déportation
Déportée de Drancy à Auschwitz-Birkenau par le convoi no 74 le 20 mai 1944.

 

Denise Toros-Marter née Marter naît le 16 avril 1928 à Marseille.
Elle est arrêtée à Marseille avec sa mère et son père par des policiers français le 13 avril 1944.
À son arrivée à Auschwitz-Birkenau, elle est sélectionnée pour le travail et est tatouée du numéro A5556. Lors de l’évacuation du camp le 17 janvier 1945, Denise est abandonnée à l’infirmerie. Le camp est « ouvert » par les Soviétiques le  27 janvier. Le 4 juin, après avoir reçu des soins, elle arrive à l’hôtel Lutetia à Paris puis rejoint Marseille où elle retrouve un frère, une tante et une cousine. Elle mène ensuite une vie militante et témoigne à charge au procès de Joseph Mengele.

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Daniel Kenigsberg lit Julien Unger

Julien Unger

Déporté le 20 novembre 1943 par le convoi no 62 de Drancy à Auschwitz-Birkenau.

 

Transféré en octobre au camp de Stuthof puis en novembre dans un camp satellite de Natzweiler-Struthof. En janvier 1945, transféré au camp d’Ohrdruf dépendant de celui de Buchenwald. Evacué au camp de Kravinkel et travail dans les galeries souterraines de Dora. Évite la marche de la mort en raison de son état de santé : amené en camion à Buchenwald. Libéré le 11 avril 1945. Retour en France un mois plus tard.

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Stéphane Freiss lit Henri Zonus

Henri Zonus, 15 ans lors de sa déportation
Déporté en octobre 1943 vers le camp de Skarzysko.

Henri Zonus est né le 3 mai 1928 en Pologne.
À partir de 1941, il vit avec sa famille dans le ghetto de Czestochowa. 

 

En octobre 1943, après la liquidation du ghetto, Henri est déporté au camp de Skarzysko, adossé à une usine d’armement, conneu comme « l’enfer jaune ». Un an plus tard il est déplacé vers une autre usine d’armement et interné dans le camp de Hasag-Pelcery. Le camp est ouvert par les Soviétiques le 17 janvier 1945. En mai 1945, il s’embarque dans un avion rappatriant des prisonniers de guerre français et atterrit au Bourget. Après un passage par l’Italie, il revient en France où il est pris en charge par l’OSE.

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Johanna Nizard lit Mieczyslaw Chodzko

Mieczyslaw Chodzko , 39 ans lors de sa déportation
Déporté.

Mieczyslaw Chodzko est né le 26 septembre 1903 à Lodz, en Pologne.

 

Le 19 août 1942, il est déporté de Falenica à Treblinka.
Au printemps 1943, il participe à un comité qui doit prendre les armes des gardiens nazis et permettre une évasion collective. L’insurrection a lieu le 2 août, plusieurs centaines de détenus sont abattus. Le 2 septembre, Mieczyslaw  parvient à s’évader et rejoint sa famille à Falenica où il reste caché jusqu’à la fin de la guerre. Durant l’été 1944, il publie les premiers articles sur Treblinka dans la presse officielle. Mieczyslaw  est mort en 1992 à Varsovie.

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Nader Boussandel lit Michel Pachter

Michel Pachter, 20 ans lors de sa déportation Déporté.

Michel (Mietek) Pachter est né le 15 décembre 1923 à Varsovie, en Pologne. À partir de 1940, la famille vit dans le ghetto de Varsovie. En janvier 1943, son frère et son oncle sont arrêtés et déportés. En avril 1943, il participe à l’insurrection du ghetto de Varsovie. Le 8 mai, il est découvert et arrêté puis déporté à Treblinka le 11. Le 15 mai, il est transféré à Majdanek via Varsovie et, quelques semaines plus tard, vers le camp de Skarzysko. À l’été 1944, il est à nouveau transféré vers le camp de Warthewerk, qui sera ouvert par les Soviétiques le 16 janvier 1945. En 1946, il passe clandestinement en Allemagne où il est traité pour une tuberculose avant d’être envoyé dans un sanatorium de Davos, en Suisse. Il s’installe en France en 1950.

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