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Puisqu’il faut le dire

Rarement les choses ont été aussi malsaines que depuis le 7 octobre et le massacre systématique, organisé et revendiqué de centaines de civils israéliens, du nourrisson au vieillard, accompagné de tortures, mutilations, viols et profanations de cadavres. À cette horreur s’ajoute l’enlèvement de plus de 200 personnes du territoire israélien, emmenées captives dans la bande Gaza, y compris des gosses et des vieux.

Ça, c’est le terrorisme, on connaît, pas nécessairement à cette échelle-là mais on en comprend le principe : terroriser ; et en la matière, c’est à qui trouvera la pire idée, et ça va toujours crescendo.

Malgré l’évidence de certains constats, l’opinion mondiale semble se bercer d’absurdités, de stupidités et de mensonges. Alors, puisqu’il faut le dire, disons-le.

© Roni Yoffe, Ad Matai ? (How long ?), 50 x 50 cm, 2023

1.

Le terrorisme gagne toujours

Le terrorisme, qu’il frappe en France, en Afghanistan, en Russie ou en Israël, gagne toujours. On a beau crier qu’on est plus forts, plus unis, qu’on n’a pas peur, il modifie le monde, toujours en mal, et durablement. Le terroriste a un but : infléchir, en mal, nos vies ; créer du chaos, du conflit, de la méfiance, de l’injustice, des abus d’autorité, bref, nous entraîner dans son monde et, à chaque fois, il y parvient, où que ce soit. C’est précisément pour ça qu’il n’y a pas de bonne réponse au terrorisme. Ne rien faire est impossible, moralement, politiquement et pragmatiquement. Répondre est toujours, à des degrés divers, injuste, quelle que soit la réponse.

2.

La résistance, ce n’est pas le terrorisme

On nous explique, à raison, que tous les résistants, où qu’ils se soient battus, ont été qualifiés un jour de terroristes. Mais ça, c’est de la politique, pas de l’histoire. L’Histoire nous enseigne que la différence entre le résistant et le terroriste se définit par qui il vise. Quand un maquisard français faisait sauter un convoi de soldats allemands, on peut juger que c’était mal, mais ce n’était pas du terrorisme, parce qu’il s’attaquait directement à ceux qui étaient en train de le combattre et de miner son monde.

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