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Barbie, TestostÉrone ET CHANTS SCOUTS

Bienvenue dans cette nouvelle revue des réseaux !
Comme chaque trimestre, plongeons ensemble dans le monde sans nuance des médias sociaux.
Dans ma carte postale de rentrée : la folie Barbie, quelques combats testostéronés, les 100 ans des EEIF, et autres réjouissances de retour…
N’hésitez pas à partager votre veille avec nous, en m’écrivant à julia@tenoua.org

Cet été, impossible d’échapper à la frénésie Barbie. « Féminisme en plastique » 1 pour certains, « chance inouïe de diffuser largement le féminisme » 2 pour d’autres. Chiffrons le phénomène : le hashtag #Barbie a été utilisé plus de 18 millions de fois sur Instagram. C’est pour l’instant moins que le budget du film (145 millions de dollars, budget rare pour une réalisation cinématographique de femme), lui-même moins conséquent que budget communication et marketing (150 millions de dollars). Les ventes de poupées Mattel, quant à elles, ont déjà augmenté de plus de 20 %, tout comme la valorisation boursière de la marque.

Si le long métrage de Greta Gerwing s’accompagne d’une prolifération de controverses sur les réseaux sociaux, discutant le bout de gras pour savoir si le film est féministe, ou si Barbie est juive, il vient également avec son lot de nouveaux codes circulant à vitesse grand-V.

COMMENT EST VOTRE HALLAH ?

Le New York Times, dans un article – «Do You party – Barbie Style?» – montre comment le phénomène Barbie inspire des fêtes à thème, dont les images sont immédiatement postées en ligne, alimentant la tendance. À New York, Yael Buechler
(@midrashmanicures sur Instagram), rabbin de 37 ans, a organisé des déjeuners et dîners de shabbat Barbie, où la bénédiction hamotsi se fait sur des hallot roses.

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