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ÉVEILLER SON MESSIE INTÉRIEUR

« Ainsi parle l’Éternel à son Messie, à Cyrus Je l’ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées. » (Isaïe 45:1)

CYRUS, UN MESSIE D’ISRAËL

Vous avez bien lu, le prophète Isaïe (le second ou troisième Isaïe selon les historiens) a bien déclaré le roi perse Cyrus, « messie » d’Israël, investi par l’Éternel. Pourquoi ce titre? Et en quoi correspond-il à une réalité d’onction ? Car faut-il rappeler que le mot « messie » vient de la racine hébraïque M. SH. ‘H משח qui veut dire « oindre », c’est-à-dire, aux temps antiques, verser de l’huile d’olive consacrée sur une personne ou des objets afin de les finaliser pour le service de Dieu. Traduit en grec (la Septante, puis les Évangiles), ce mot a donné christos puis christ qui veut dire « oint ».

Or il est évident que Cyrus (pas plus d’ailleurs que le Jésus des Évangiles) n’a reçu la moindre onction d’huile sur sa chevelure, dégoulinant sur sa barbe, comme le chante le psalmiste. Si au début de l’histoire hébraïque, avec l’érection du sanctuaire du désert (mishkan), l’acte d’onction eut lieu sur la tête d’Aaron (frère aîné de Moïse) sur ses fils et sur les objets de cultes, puis sur les premiers rois d’Israël – faisant de ces personnages les premiers messies d’Israël – la notion évolue avec Isaïe pour désigner celui qui libère les Judéens de leur exil pour le retour à Jérusalem.

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